

Hier, j’ai voulu à la fois m’amuser avec mes nouveaux vernis OPI et rendre hommage à la déesse du stripping tape, j’ai nommé Pshiiit… Pour ce faire, j’ai associé les deux bleus de la collection Holland. I Don’t Give a Rotterdam est un bleu pâle grisé alors que I Have a Herring Problem est un peu plus sourd avec une pointe de vert. Tous les deux sont gorgés de micro-paillettes argentées et dorées qui les rendent très lumineux. Côté application, ils se valent et manquent un peu d’opacité à deux couches, une troisième fine couche sera donc la bienvenue…
Le stripping tape (ici, utilisé sur le pouce, l’index, le majeur et l’auriculaire) : comment ?
1. Attention, le stripping tape est très fin (à peine 1 mm de large) et pas forcément évident à utiliser. Que vous le travailliez horizontalement ou verticalement, je vous conseille de vous servir d’une pince à envies, vous savez, la pince qui sert à couper les petites peaux du contour de l’ongle. J’ai pensé une seconde à l’emploi du cutter avant que ma maladresse légendaire ne me rattrape et que mon cerveau ne se mette à m’envoyer des signaux "Danger, DANGER !!!".
2. Gros défaut du stripping tape : sa tenue ! A moins que vous ne décidiez de garder vos mains dans de la ouate loin d’une fermeture éclair à zipper, de vaisselle à faire, d’un bain à donner, bref d’une vie à vivre pleinement, il va falloir renforcer tout ça pour que ça tienne. Ne vous leurrez pas, une manucure au stripping tape a une durée de vie, au mieux, d’une journée…
3. Si vous posez le liseré argenté horizontalement (comme sur mon index et mon auriculaire), appuyez bien aux extrémités à l’aide d’un bâtonnet de buis et passez une couche épaisse de top coat. Vous verrez, c’est comme ça qu’il tient le mieux !
4. Si vous le posez verticalement (comme sur mon pouce qu’on ne voit pas ^^ et mon majeur), c’est là que la bête est la plus rebelle ! Veillez à arrêter le stripping tape un petit peu avant le bord libre de votre ongle pour être certaine qu’il ne déborde pas et s’accroche partout. Avant de le coller, déposez un tout petit point de top coat pour accroître le pouvoir collant du scotch (oui, le stripping tape n’est rien d’autre qu’un scotch de couleur très très étroit). Collez, maintenez-le quelques secondes puis passez une couche épaisse de top coat. Cette technique devrait vous permettre d’améliorer la tenue de votre joli ruban argenté…
Sur l’annulaire, j’ai tenté un dégradé de poussière de diamant, rien que ça !
Diamond Dust (parce que c’est son petit nom et parce qu’en anglais, ça sonne mieux) est un pigment libre de la collection Crystalliced (Essence) pour le maquillage des yeux, des lèvres et du corps. Ils auraient du ajouter les ongles à leur liste chez Essence ! Pour dégradé des pigments sur vos doigts, appliquez une fine couche de top coat sur le premier tiers de l’ongle, puis trempez un applicateur mousse de fard à paupières dans les pigments. Tapotez sur le rebord du couvercle pour faire tomber l’excédent et appliquez sur la partie top coatée de l’ongle en remontant vers la lunule. Ainsi le plus gros des pigments sera concentré sur le bord libre, le reste se dégradera naturellement et harmonieusement sur le reste de l’ongle… Une couche de top coat pour sceller le pigment, qui est libre je le rappelle. Prévoyez un petit coton imprégné de dissolvant pour nettoyer le pinceau avant de le replonger dans son flacon, sinon, votre top coat transparent sera bientôt pailleté ! J’aime beaucoup le rendu (merci encore ma caille pour cette découverte !), ça ajoute un petit côté à la fois givré et brillant aux paillettes de I Don’t Give a Rotterdam ! et I Have a Herring Problem tout en cassant la géométrie créée par l’emploi du scotch.
Pour finir, voici une petite vue d’ensemble de ma manucure hommage. C’est mon apprenti photographe de fils qui est l’auteur de cette photo, j’espère que vous voudrez bien lui pardonner le léger flou (artistique ?) de son cliché. Personnellement, je suis plutôt fière de ce qu’il a fait du haut de ses six ans… Comme vous pouvez le voir, j’ai conservé les mêmes motifs sur les doigts, par contre, pour casser la symétrie, j’ai inversé les couleurs. Sur la main gauche (celle que je prends en photo pour les swatches), j’ai utilisé I Don’t Give a Rotterdam ! trois fois en base, alors que sur la main droite, c’est I Have a Herring Problem qui est en supériorité de ton.
I Don’t Give a Rotterdam ! // I Have a Herring Problem (collection Holland) par OPI : base coat, 3 couches, top coat